ACCEPTER LA RESPONSABILITE DE CONSTRUIRE NOTRE COMMUNAUTE

Par l’Honorable Ministre Louis Farrakhan

Le texte suivant est un extrait du discours de l’Honorable Ministre Louis Farrakhan au Saviours’ Day le 1er mars 2009 au théâtre de Rosemont, Illinois.

 

Au Nom d’Allah, Le Bienfaiteur, Le Miséricordieux,

As Salaam Alaikum.

Il y a 132 ans, dans la Ville Sainte de la Mecque, en Arabie, un enfant est né avec pour but celui de trouver et sauver un peuple qui est décrit comme étant « la brebis égarée » dans les Saintes Ecritures. Et nous ne pouvons trouver sur la planète nulle autre personne qui correspond le mieux à cette description – le peuple égaré- que l’homme Noir et la femme Noire d’Amérique et de l’hémisphère occidental, ceux-ci ont été amenés sur ces rives il y a 450 ans et ont été pillés entièrement de la connaissance de soi. Nos noms, notre langue, notre culture, notre histoire nous ont été enlevés, ainsi dans le monde occidental nous n’avons aucune racine en nous-mêmes, aucune connaissance de notre Dieu et de notre propre religion. Cela nous a rendus – spirituellement - aveugles, sourds et muets, facilement menés dans la mauvaise direction, et difficiles à mener dans la bonne direction. Mais nous remercions Dieu qu’Il soit toujours  venu aux côtés des opprimés, des défavorisés, des méprisés, des esclaves pour les élever de cette situation.

Je remercie le Maître Fard Muhammad qui a étudié durant 42 années pour nous délivrer. Il nous a donné un homme, Son messager pour nous, l’Honorable Elijah Muhammad, qui, avec la sagesse de son enseignement, a commencé à construire le peuple Noir, considéré comme des os desséchés de la vallée, pour en faire une communauté, une nation dans une autre nation.

Quand l’Honorable Elijah Muhammad a rencontré le Maître Fard Muhammad, il Lui a demandé : « Qui êtes vous ? », Il a dit « Je suis le Mahdi. Je viens vous guider vers le bon chemin, pour que vous connaissiez le succès ». « Mahdi » est un mot arabe qui signifie « Celui qui se guide Lui-même », ou, « Celui qui guide les autres ». Et s’il y a quelque chose dont nous avons besoin, et dont ce monde a besoin, c’est d’être bien guidé.

Bénis est celui qui forge le chemin pour les autres

Nous sommes aujourd’hui bénis, pour la première fois  dans l’histoire de notre  présence en Amérique, d’avoir un homme Noir comme 44ème président des Etats-Unis d’Amérique : Barack H. Obama. Et bien qu’il soit à la présidence que depuis trente jours, il avance à grande vitesse pour accomplir ce que beaucoup penserait comme étant impossible.

J’ai choisi comme sujet aujourd’hui « Nous devons accepter notre responsabilité de construire notre communauté ». Un homme Blanc bienveillant à la Maison Blanche ne signifie pas notre salut, non plus un homme Noir  bienveillant à la Maison blanche. Ceci a une grande signification, et nous en sommes reconnaissants, car ce que le frère Barack Obama a dénoué dans le cœur et l’esprit des bébés ne pourra jamais être remis dans la bouteille. Notre peuple avance, et nous ne retournerons jamais au point où nous étions.

Le président Obama nous montre ce qui est possible. Quand vous observez les jeunes des gangs, les jeunes qui n’avaient aucun espoir, qui ne pensaient pas qu’il y avait une quelconque promesse pour eux, et qui vivaient leur vie avec insouciance, entrainés dans la violence, les drogues, et le comportement criminel, aujourd’hui il y a chez notre peuple une énergie jamais vue auparavant. Cela n’a pas été produit par aucun homme ou aucune organisation avant, mais le frère Barack a avivé à l’intérieur du peuple Noir ce qu’est la possibilité. Nous ne devons pas laisser cette énergie mourir, et nous ne devons pas permettre à notre peuple de vivre dans une euphorie qui mènera à un grand désespoir, si nous ne prenons pas la responsabilité que Dieu a placée sur nos épaules, celle consistant à se lever et à œuvrer pour nous-mêmes.

Nous avons toujours vu des hommes Noirs et femmes Noires érudits s’élever à des positions de direction dans des affaires Blanches. Ce n’est pas habituel. Et beaucoup d’entre nous aiment dire « je suis le premier ». Mais l’Honorable Elijah Muhammad a dit « bénis est celui qui forge le chemin pour les autres », parce que dans toute chose que nous accomplissons en Amérique, le premier est celui qui souffre pour ouvrir la voie aux autres. Cet homme est à la présidence que depuis trente jours, et vous n’avez jamais vu un président observé de la manière dont cet homme Noir est observé.

Rush Limbaugh, le présentateur de Talk Radio, a dit qu’il espère que le président Barack Obama « échoue ». Un homme qui tente de sauver l’Amérique de sa destinée, vous espérez qu’il échoue ? Est-ce le fait qu’il soit Noir qui vous dérange, vous ne voulez pas qu’il réussisse, parce qu’il aurait fait quelque chose qu’aucun de vous n’a réussit à faire ? La haine est elle si forte ? Ainsi, certains, pour des raisons politiques, disent que le Stimulus Package condamne les futures générations dans des dettes, comme s’ils ne l’avaient pas déjà fait ? Quelle hypocrisie !

Le président Barack Obama a hérité de la chute de l’Amérique ! Il a hérité de l’écroulement de vos institutions ! Il a hérité de ce que votre cupidité, votre orgueil, votre arrogance et votre méchanceté ont amené au pas de votre porte !

En grandissant dans l’église anglicane, mes merveilleuses racines, nous avons toujours prié le dimanche pour nos dirigeants. Ne voulez-vous prier pour lui, afin qu’il aide l’Amérique à sortir de cette situation ? Me dîtes-vous que tous vos anciens présidents méritaient qu’on prie pour eux, mais pas lui ?

Bien, aujourd’hui, je me sens si honoré de me tenir devant vous, devant le peuple américain et devant les peuples du monde, afin de partager avec vous de bonnes orientations. Je veux que vous écoutiez, que vous y prêtiez attention. Je ne veux pas que vous mettiez votre espoir sur le Stimulus Package. Il y aura besoin de plus qu’un Stimulus Package pour sortir l’Amérique de là où elle est.

J’espère que l’orgueilleux sera assez humble pour écouter un fils d’anciens esclaves. Un fils d’Amérique qui haïssait la terre de sa naissance, non pas parce que ce pays n’est pas beau. J’ai été dans le monde entier, mais ceci est un beau pays. Ce que je haïssais était la souffrance imméritée d’un peuple qui a donné tout de lui-même à l’Amérique. Par la dure réalité des plantations d’esclaves, la traversée du passage du milieu, les coups de fouet brutaux de nos maîtres cruels, nous vous avons donné tout de nous-mêmes.

Et je souhaite dire aux chers pasteurs et professeurs spirituels de l’Amérique et du monde : bien-aimés, ne perdez pas la voix prophétique de l’église Noire. Ne laissez pas votre désir d’être accepté par vos anciens maîtres esclavagistes et leurs enfants, ou même par le nouveau président, vous pousser à vous taire et à ne pas dire ce qui provient de la parole de Dieu dans la Bible et le Coran. Si vous avez peur, et vous recherchez la faveur des hommes plus que celle de Dieu, alors je prie pour qu’Allah vous châtie d’un châtiment qui vous est dû pour votre inaptitude vicieuse à dire au gouvernement : « Ainsi parle le Seigneur ».

Pourquoi l’Amérique devrait changer ?

Notre frère président s’est élevé au pouvoir sur le thème du changement. Ce mot, le changement, a résonné à travers l’Amérique et le monde, de l’Amérique à la Chine, en passant par les îles du Pacifique, l’Amérique Centrale et du Sud, parce que toute l’humanité gémit de douleur sous la direction de ceux qui les ont trompés et qui ont abusé d’eux. Ce mot a résonné tellement fort que les républicains l’ont utilisé, et eux aussi s’accordent à dire que nous avons besoin de changement.

Pensez-vous que le changement voulu par le peuple était de passer de républicain à démocrate ? Non ! C’est comme dire « je veux changer en passant de Lucifer à Satan, de Lucifer au diable, de Lucifer à Béelzébul ! », tout le monde a connu l’enfer avec ces deux partis. De ce fait, ce que les gens réclament n’est pas un changement de « parti ». Le peuple réclame un changement dans la direction d’une nation. Un changement réel.

Barack Obama s’est élevé comme un agent du changement. Il a dit « nous avons besoin de refaire l’Amérique ». Quel genre de pouvoir sera-t-il nécessaire pour refaire un pays qui est enraciné dans de bonnes paroles, mais de mauvais actes ? Je dis respectueusement au frère président : ce genre de changement ne peut pas être accompli avec l’équipe que vous avez. Le changement que vous cherchez ne peut être obtenu que par le Pouvoir de l’Esprit de Dieu Lui-même, car la Bible enseigne « Ce n'est ni par la puissance ni par la force, mais c'est par mon esprit, dit l'Éternel ».

Les gens qui l’entourent sont peut-être brillants, et je suis sûr qu’ils le sont, mais ce n’est pas la seule chose dont l’Amérique a besoin. Si nous étions si brillants, nous ne serions pas entrain d’essayer de deviner « est-ce que ceci ou cela va marcher ? ». Nous ne sommes pas à une époque où l’Amérique peut se permettre de graves erreurs dans sa direction. Vous n’avez pas beaucoup de temps pour rétablir les choses.

Le signe de Jonas

Si nous avons besoin des orientations de Dieu, alors nous devons nous référer aux Ecritures pour voir si nous pouvons trouver ce genre de changement dont on parle et qu’on espère. Ce qui vient à l’esprit est le peuple qui vient à Jésus : « Maître, donne nous un signe ». Et leur Maître leur répondit : « Génération mauvaise et adultère ! Elle réclame un signe, et de signe, il ne lui sera donné que le signe du prophète Jonas. De même, en effet, que Jonas fut dans le ventre du monstre marin durant trois jours et trois nuits, de même le Fils de l’homme sera dans le sein de la terre durant trois jours et trois nuits ».

Pourquoi Jonas ? Jonas est appelé « le prophète réticent ». Dieu lui a demandé d’aller à Ninive, mais il a pris une direction opposée. Si cela ressemble à certains d’entre nous dans l’audience, ce n’est pas une coïncidence, parce que nous savons tous ce que Dieu exige de nous, n’est-ce pas ? Nous connaissons les bonnes directions à prendre, mais il semble que nous prenons un chemin opposé, tout comme Jonas. Après que Jonas ait été avalé dans des circonstances où il réalisa que Dieu Seul pouvait le sortir de là, il pria, et les Ecritures disent que le poisson vomit Jonas sur la terre.

Jonas était furieux et ça le dérangeait d’aller dans la ville de Ninive, au sein d’un peuple qui était méchant. Ça ne le dérangeait pas d’aller parmi les Juifs dont il était membre. « Mais tu m’envoie à Ninive ! Vers les Assyriens ! Pourquoi m’envoies-tu là-bas ? Je sais qu’ils sont méchants ! Et je sais que tu vas leur pardonner ! » Certains d’entre nous avons tellement de haine envers nos oppresseurs que nous ne voulons voir aucun pardon venant à eux ! Et si vous prêchez pour l’oppresseur, et l’oppresseur s’incline, vous devenez furieux parce que vous connaissez la miséricorde de Dieu !

Alors il est allé à Ninive, et le roi a entendu que Dieu allait détruire Ninive dans 40 jours. Le roi savait cela et y croyait, parce qu’il savait que le peuple était méchant, et la méchanceté a une conséquence. Alors le roi a enlevé son manteau, et s’enveloppa d’un sac, puis il a demandé au peuple de Ninive de jeûner et prier. Et le peuple s’est vêtu d’un sac. Et le livre dit « Dieu se repentit du mal qu'il avait résolu de leur faire, et il ne le fit pas ».

Quand on pense à Ninive, quand on pense à Moïse, celui-ci avait un devoir envers son peuple, mais il était envoyé à Pharaon, qui n’était pas son peuple. Et il a avertit Pharaon, « Dieu a un dessein pour les esclaves, laisses les partir ». Pharaon aurait pu écouter, mais il ne l’a pas fait, alors l’Egypte disparut.

Cependant, Ninive a écouté. Et devinez quoi ? Dans les Ecritures, Ninive est la seule ville que Dieu a épargnée après avoir eu l’intention de la détruire. Jésus a dit « je vous donne ceci comme un signe », et le  nom « Fils de l’homme » est connecté à cette écriture, parce que le Fils de l’homme vient à la fin du monde pour apporter la justice et le jugement. Mais la qualité dominante du Fils de l’homme est la miséricorde.

Ninive ou Babylone ?

L’Amérique doit se repentir

Le frère Barack veut produire le changement. Bien, qu’est ce que le changement si ce n’est pas la repentance ? « Se repentir » signifie « avoir des remords, ressentir de la contrition pour ce qu’on a fait ou ce qu’on aurait dû faire ». Il y a quelque chose de mal en Amérique que Barack veut changer, et ce mot changement se substitue à celui de repentir que l’Amérique doit faire ! Celui qui est arrogant dirait « se repentir pour quoi ? ». Ne me poussez pas à dresser la liste, parce que je sais ce dont je parle. Non seulement je le sais, mais vous le savez aussi bien que moi ! Tout acte malfaisant que vous avez fait est écrit dans un livre. Et le Coran dit « En ce jour, vous verrez chaque nation agenouillée devant leur livre ». Ce n’est pas seulement un pays qui a fait du mal ! C’est un pays qui est enraciné dans le mal ! « Farrakhan, tu es antiaméricain ». Non. Les réels antiaméricains sont les artisans du mal qui pensent que leur malfaisance n’a pas été vue ou entendu par le Dieu de la Justice !

Il y a un homme dans le Livre appelé Jean le Baptiste. Quand Jean vint, il a dit : « Repentez-vous, car le Royaume de Dieu est proche ». Mais pour que le Royaume puisse survenir, le peuple auquel Jean prêchait devait ressentir des remords, de la contrition pour ce qu’ils ont fait. Mais au lieu de cela, ils ont voulu la tête de Jean sur un tranchoir.

En plus de Ninive, il y a une autre ville qui est très mentionnée dans la Bible, c’est « Babylone ». C’est intéressant de voir que ces deux villes étaient toutes les deux situées dans la région connue aujourd’hui sous le nom d’Iraq. Babylone était une grande ville qui est devenue riche et forte, et les nations en ces temps là devenaient riches du fait de leur commerce avec Babylone. Mais Babylone et ses rois méchants, Nebucadnetsar et Belschatsar, ont pris d’assaut Jérusalem, et ont emmené les Juifs hors de Jérusalem jusqu’en Chaldée. Ils ont enlevé les vases d’or et d’argent du temple de Jérusalem et ils ont détruit le temple, ils ont emmené ces vases d’or et d’argent jusqu’en Chaldée et les ont souillé de vin et de boisson forte. Alors Dieu fut furieux envers Babylone.

La vieille Babylone a disparut, et la Bible dit « nous aurions pu guérir Babylone, mais elle n’a pas été guérie ». Ninive a écouté, mais Babylone ne l’a pas fait et elle a persécuté les Juifs.

Le 51ème chapitre du livre de Jérémie nous parle de la conséquence des actes méchants de Babylone. L’ancienne Babylone avait des meurtres et du grabuge dans ses rues ! Babylone déplaisait tellement à Dieu que Celui-ci a détruit la ville et en a fait du néant.

Tout comme Babylone aurait pu être guérie, l’Amérique peut être guérie. Je sais que nous avons vécu l’enfer en Amérique ! Je sais que nous avons été maltraités ! Mais la promesse de Dieu était que, sous les bonnes conditions,  Babylone aurait pu être guérie. Il en va de même avec l’Amérique : sous les bonnes conditions, l’Amérique, aussi, peut être guérie. Mais la question est « le sera-t-elle ? ».

L’Amérique a été pesée dans la Balance et elle apparut légère. Les méchants peuvent manipuler la cour des hommes et rendre confus la cour criminelle internationale par leur façon d’user de chicane, ils ne peuvent pas cependant s’y prendre à La Balance qui les a pesé ! Et quand vous avez été pesés dans La Balance et qu’on vous a trouvé légers, cela signifie que votre malfaisance pèse plus lourde que votre bienfaisance. Alors Dieu, et l’Univers, commencent à agir contre vous. Un « Stimulus Package » ne vous sauvera pas, il ne freinera pas ce que Dieu et Son Ordre Universelle occasionnent.

L’économie 101 de l’Amérique

L’Honorable Elijah Muhammad a dit que des fléaux divins et des guerres à l’étranger détruisent maintenant la vie américaine et son argent. Le frère Barack a besoin de bonnes orientations, mais avec qui s’entoura t-il ? Il a besoin de professeurs des Ecritures. Il y a des pasteurs et des activistes qui entourent notre président, ils voient que notre peuple place leur espoir que dans le Plan Stimulus, mais ils ne font aucune mention des prédictions des prophètes sur ce qui surviendrait dans cette époque. Comment sera-t-il bien guidé ?

Le président Obama a des gens brillants autour de lui, mais pas assez brillants ! Dans les Ecritures, Paul a dit « la sagesse de ce monde est une folie devant Dieu ». Alors que savez-vous ? Je ne dis pas que vous êtes des idiots. Non. Mais ce que vous pensez avoir pour résoudre les problèmes créés par vos erreurs, votre cupidité et votre méchanceté ne fonctionnera pas avec la folie de votre sagesse. C’est pourquoi la bible dit « j’ai caché ces choses aux sages et aux intelligents, et les ai révélées aux enfants ». Bien, vous ne vous considérez pas comme un « enfant » avec votre grande méchanceté ! Alors maintenant, je veux que vous regardez ce qui attend Barack, ainsi vous ne partirez pas en pensant que le Plan Stimulus est notre « espoir ». Il y a un peu d’espoir dedans, mais pas assez.

Saviez-vous qu’ils disent que le taux de chômage est de 8 pourcents, et il pourrait atteindre les 10 pourcents ou même plus haut vers la fin de l’année ? Si leur taux de chômage est de 10 pourcents, cela veut dire que pour les Noirs il est de 20 à 25 pourcents. Et ce taux pour les jeunes Noirs s’élève à 20.8 pourcents, ce qui constitue une prescription pour le complexe industriel de la prison.

Saviez-vous que 44 états sur 50 s’attendent à un manque à gagner dans leur budget cette année et l’année prochaine ? Saviez-vous que des compagnies étrangères achètent les routes, les ponts et les infrastructures américains ? Saviez-vous que ces ponts et ces routes construits avec les dollars des contribuables américains sont entrain d’être vendus, et cela va tellement loin que ce sont des compagnies étrangères qui les achètent ? Qui permet cela ? Vous êtes les contribuables, mais vous n’en savez rien.

Notre président a dit : « il est clair que la situation est désastreuse. Cela se détériore, et cela exige une action urgente et immédiate… ». Le mot « désastreux » signifie « caractérisé par des circonstances sévères, sérieuses et extrêmes ; avertissement d’un futur désastre ou de sérieuses conséquences ».  Et vous entendez les gens dire « Oh Barack installe la peur aux Etats-Unis avec ce discours ténébreux et obscure ». Vous avez tellement l’habitude d’être dirigés par des menteurs que vous ne pouvez pas respecter un homme qui vous dira la vérité sur votre situation réelle, et vous n’avez pas l’habitude de faire face à des épreuves.

Qu’est ce que la dette de l’Amérique ? Selon des principes comptables généralement reconnus, la dette est de 10.8 mille milliards de dollars, et elle s’élève chaque jour. Mais si on rajoute à ça la sécurité sociale, le régime d’assurance maladie, la caisse des retraites et d’autres choses, l’Amérique a une dette de 65.5 mille milliards de dollars. C’est plus que le produit intérieur brut (PIB) de toutes les nations combinées.

Amérique, comment as-tu pu te permettre de tomber dans une telle situation ? Qui a la responsabilité de la résoudre, et comment ?

Accepter notre responsabilité

Nous apprenons que l’éducation n’est pas juste un besoin humain, elle est un droit humain, et elle appartient à tout être humain sur cette planète. Chaque gouvernement devrait trouver un moyen d’éduquer son peuple sans faire de l’éducation une expérience réservée à une élite. C’était le Dr Abdul Alim Shabazz qui savait et qui a écrit que le peuple américain a été délibérément rendu ignorant. Quand vous avez un électorat ignorant, vous n’avez pas de démocratie, parce que la démocratie présuppose un électorat éclairé qui connaît ses propres intérêts.

La population Noire américaine est de 38.3 millions, et les  Noirs gagnent 744 milliards de dollars annuellement. Cependant, nous dépensons des milliards et des milliards de dollars dans des vices tels que l’alcool, le tabac, le sport et les jeux. Ne pouvons-nous pas sacrifier un cinquième de cela ? Ne pouvons-nous pas sacrifier un pack de six ? Oui, vous pouvez obtenir quelque chose du stimulus package, mais pourquoi ne pas stimuler à partir de notre propre package ? Mon point de vue est que nous avons quelque chose dans nos poches que nous pouvons sacrifier pour le bien national, si nous apprenons  seulement à sacrifier des sommes qu’on met dans des vices pour ensuite les mettre dans un Trésor National.

Nous, en tant que leaders, devons former une coopérative nationale des leaders. Tous nos artistes et nos figures sportives font quelque chose en retour, et nous leur donnons du crédit pour ça, cependant, quelque soit ce que nous faisons, ce n’est pas suffisant. Mais si nous avions une tirelire nationale où chacun y met ce qu’il peut sacrifier, en un temps court nous pourrions avoir 30 millions, 50 millions ou même 1 milliards de dollars ?

Si l’Amérique est à vendre, quelle part en possédons-nous ? Alors quelle est la première chose que nous devrions acheter ? A quoi ressemble un million d’hectares de terres ? Et que pouvons-nous commencer avec ça ? Nous connaissons Celui qui fait la pluie, la grêle et les tremblements de terre. Si nous avions un million d’hectares, nous devons parler à Dieu. Celui-ci veut montrer à l’Amérique que si nous sortons du vice, Il commencera à nous bénir et Il en fera un signe pour l’Amérique si elle se repent.

Dans la construction d’une communauté, tout le monde doit se mettre au travail. Le talent de chacun doit être utilisé. Nous avons des gens parmi nous qui savent comment organiser les peuples de manière effective. Les prêcheurs, les savants, les avocats, les activistes nationaux, internationaux et locaux, les artistes de variétés : ne pensez-vous pas que nous pouvons nous rassembler et planifier une éducation spirituelle, rassembler nos prêcheurs et arrêter de délirer et de crier, puis laisser le peuple dans l’ignorance ? Ne pouvons-nous pas planifier un curriculum spirituel basé sur la Bible et le Saint Coran, et éduquer le peuple de façon à ce que s’ils viennent à l’église, ce sera une expérience instructive au sujet de Dieu comme ce fut aujourd’hui ?

Nous pouvons multiplier ce que nous voyons ici dans tout le pays. Il est temps maintenant, parce que si nous ne le faisons pas maintenant et que nous perdons cette opportunité, alors notre peuple et nos enfants ne nous pardonneront jamais. Barack fait son travail. Maintenant nous devons faire le nôtre.

Rassemblons la maison. Nous n’avons pas beaucoup de temps. J’ai besoin d’aide. Je sais que je ne peux pas le faire tout seul, mais je sais que nous avons besoin d’aide, et l’aide est ici. Le peuple est prêt. La question est : sommes-nous prêts à nous mettre au travail et construire une communauté nationale ? Qui va m’aider à faire cela ?

Il y a des gens dans le monde entier qui nous aideraient si nous étions déterminés à nous aider nous-mêmes. À vous tous : mettons-nous au travail. Construisons notre communauté et faisons d’elle un lieu décent où vivre. Si nous faisons cela, nous pouvons faire sortir nos jeunes frères de la violence, les écarter des pistolets et les débarrasser de la haine de soi.