|
"LE CHIEN N’EST PLUS LE MEILLEUR AMI DE L’HOMME" Ministre Abdul Allah Muhammad
Une des plus intelligentes femmes noires que j’ai rencontré dans mon expérience journalistique, Mlle Hermene D. Hartman, publie un journal hebdomadaire ici à Chicago appelé ‘’N’DIGO’’. Dans un article récent (21-27 janvier 1999), elle présenta, A LA PAGE DE L’EDITEUR, une lettre que quelqu’un retira d’internet. C’est une lettre d’un quelque soi-disant blanc anonyme ou on peut lire comme suit :
‘’CHERS AMERICAINS NOIRS :
Après toutes ces années et tout ce que nous avons traversé ensemble, nous pensons qu’il est approprié pour nous de vous montrer notre gratitude pour tout ce que vous avez fait pour nous. Nous vous avons battus, nous vous avons critiqué, nous nous sommes moqués de vous, nous vous avons punis, et dans certains cas nous nous sommes parfois excusé auprès de vous, mais nous ne vous avons jamais formellement ou publiquement remerciés pour votre allégeance indéfinie et le soutien à notre cause.
C’est une lettre ouverte de remerciements. Nous vous serons toujours redevables pour votre travail. Vous avez construit ce pays et vous avez été responsables de la grande richesse dont nous jouissons toujours aujourd’hui. Sur vos dos, chargés par les coups de fouets que nous avons dû parfois appliquer pour des raisons disciplinaire ; vous avez porté notre nation.
Nous vous remercions de votre zèle et votre ténacité. Même quand nous refusions de vous permettre de marcher dans nos ombres, vous nous avez suivi de près derrière croyant qu’un jour nous en viendrions à vous accepter et à vous traiter comme des hommes et femmes véritables.
Nous reconnaissons publiquement que les Noirs ont élevés nos enfants, ont soignés nos maladies, et préparés nos repas pendant que nous étions occupés à manifester les signes extérieur d’une vie riche et prospère.
Même pendant les temps où nous trouvions du plaisir avec vos femmes (et d’ailleurs même aujourd’hui elles préfèrent notre compagnie à la votre, grâce à vous) et du plaisir à voir vos hommes lynchés, mutilés et brûlés, quelques-uns parmi vous continuèrent à veiller sur nous et nos affaires. Nous ne pouvons simplement pas vous remercier suffisamment.
Votre bravoure au champ de bataille, malgré avoir été classé comme une moitié d’homme, fut et est toujours exceptionnelle. Nous regardions souvent avec une crainte révérencielle comment vous vaquiez à vos travaux de ménages et autres taches que nous vous donnions à effectuer, travaillant parfois sous le soleil brûlant pendant 12 heures, pour nous aider à réaliser nos rêves de richesse et bonnes fortunes.
Maintenant que nous contrôlons au moins 90% de toutes les ressources et richesses de cette nation, nous devons le plus remercier les Noirs. Nous pouvons seulement penser aux sacrifices que vous et vos familles avez faits pour rendre tout cela possible.
Vous étiez là quand tout à commencé, et vous êtes toujours avec nous aujourd’hui, nous protégeant de ces Noirs qui ont la témérité de s’élever contre nos transgressions passés.
Merci de continuer d’amener 95% de vos gains dans nos affaires. Merci d’acheter nos Hilfigers, Karans, Nike et toutes les autres marques que vous adorez tant.
Vos riches supers athlètes, artistes, intellectuels et hommes d’affaires (aussi bien légaux, qu’illégaux) échangent la plus grande partie de leur argent pour nos voitures, bijoux, maisons et vêtements. Quelle manne ils nous fournissent !
Les moins fortunés parmi vous dépensent ce qu’ils ont dans nos magasins de quartier, nous permettant d’ouvrir encore plus de magasins. C’est sûr, ils se plaignent de nous, mais ils ne font jamais rien pour nous nuire économiquement.
Permettez-nous de vous remercier pour ne pas vous impliquer dans le business et de faire des affaires avec votre propre peuple. Nous pouvons prendre soin de cela pour vous.
Continuer juste à faire vos affaires avec nous. C’est plus sûr de cette façon. De plus, tout ce dont vous avez besoin, nous le faisons de toute manière, même le vêtement Kente. Continuer juste à danser, à chanter, à vous battre, à planer, à aller en prison, à médire, à envier, à vous méfier et vous haïr les uns les autres.
Prenez du bon temps, et cette fois-ci nous prendrons soin de vous. C’est le moins que nous puissions faire, considérant tout ce que vous avez fait pour nous. Mince, vous le méritez bien peuple noir.
Pour votre travail, qui créa notre richesse, pour votre résistance aux messages de Noirs fauteurs de trouble comme Washington, Delaney, Garvey, Bethune, Tubman et Truth, pour combattre et mourir sur nos champs de batailles, nous vous remercions.
Et nous vous remercions vraiment de ne rien lire au sujet des nombreux guerriers noirs qui participèrent au développement de notre grand pays. Nous vous remercions de les avoir gardés caché aux plus jeunes générations. Merci de ne pas apporter des faits si glorieux à notre attention.
Pour nous permettre de nous installer dans vos quartiers, nous vous serons éternellement reconnaissants. Pour votre désir d’être prés de nous et de poursuivre à peine vos menaces à cause de notre manque d’équité et réciprocité envers vous – Nous vous remercions beaucoup.
Nous apprécions également votre consentement à notre programme politique, pour renoncer ainsi à votre propre auto-suffisance économique, et pour travailler aussi assidûment pour le bien-être économique de notre peuple. Vous êtes de véritables soldats.
Et, alors que les 13ème, 14ème et 15ème amendements ont été écrits pour vous et que beaucoup de vos parents sont morts pour les droits décrits dedans, vous n’avez pas résisté quand nous changeâmes ces droits noirs en droits civiques et permettions ainsi virtuellement à tous les autres groupes de bénéficier de ces droits.
Peuple noir, vous êtes incroyable ! Votre dépendance envers nous pour obtenir des bonnes choses est au- delà de l’imagination, sans tenir compte de ce que nous vous faisons subir et des promesses que nous vous avons faites et n’avons pas tenus. Mais cette fois, nous agirons correctement. Croyez-nous.
Tenez ! Vous n’avez pas besoin de vos propres hôtels. Vous pouvez continuer à rester dans les nôtres. Vous n’avez pas besoin de supermarchés quand vous pouvez faire vos courses dans les nôtres 24h/24h. Pourquoi devriez-vous penser à posséder des banques, les nôtres sont là pour vous. Et ne gaspiller pas vos énergies à essayer de vous lancer dans la fabrication. Vous avez assez travaillé durs dans nos champs
Détendez-vous. Faites la fête. Nous vous vendons tout ce dont vous avez besoin. Et quand vous mourrez, nous vous enterrons même à prix réduits. Si ce n’est pas de la reconnaissance ?
Finalement, la meilleure partie. Vous avez été mis à l’index et vous nous avez livré vos enfants pour leur éducation. Avec ce que nous leur avons appris, il est probable qu’ils continueront selon un mode similaire à celui que vous avez suivi durant les 45 dernières années (depuis la déségrégation à l’école).
Quand M. Lynch marcha sur les rives de la rivière James en 1712 et dit qu’il nous ferait un esclave pour 300 ans, nous réalisions si peu sa prédiction. Encore 13 années de plus et sa promesse viendra à se ce réaliser. Mais avec 2 générations de vos enfants qui ont traversé nos systèmes d’éducation, nous pouvons espérer au moins 50 ans de prospérité. Les choses ne pourraient être mieux – et tout cela grâce à vous. Pour tout ce que vous avez fait, nous vous remercions du fond de nos cœurs, Américains Noirs. Vous êtes les meilleurs amis que n’importe quel groupe de gens ne puisse jamais avoir !
Sincèrement,
Tous les autres Américains.’’ |
