LE PROPHETE MUHAMMAD

 

Naissance du prophète de l’Islam (paix sur lui) selon la tradition le douzième jour du mois de Rabî Al – Awwal le 20 août  de l’an 570 de l’ère chrétienne.

Le père de Muhammad, Abd Allâh (paix sur lui) meurt lors d’un voyage de négoce en Palestine et en Syrie avant la naissance de son fils. Il fût confié plus tard comme le veut la tradition à une famille bédouine Halîmah fille d’Abû Dhu’ayb de la tribu des Bani Sa’d ibn Bakr devint sa nourrice. Plus tard il retrouve sa mère Aminah avec laquelle il vécut heureux pendant prés de trois ans mais cette dernière lors du retour d’un voyage à Yathrib avec son fils tombe malade et meurt peu après. Muhammad (paix sur lui) se retrouve de nouveau orphelin à l’âge de six ans. Abd Al – Muttalib son grand père le prend entièrement en charge une grande affection lie le grand père à son petit fils. A la suite de la mort de son grand père il est confié à son oncle Abû tâlib frère de son père Abd Allâh Muhammad (paix sur lui) il a alors 7ans.

Alors très jeune Muhammad (paix sur lui) participe à un pacte de chevalerie et prête serment de défendre l’opprimé contre l’oppresseur (pacte de chevalerie fondé par ses oncles). Des années plus tard, celui-ci raconta : «  J’étais présent dans la maison de Abd Allâh ibn Jud’ân lorsque fut conclu un pacte si excellent que je n’échangerais pas la part que j’y ai prise contre un troupeau de chameaux rouges ; et si maintenant, en Islam, on me demandait d’y participer, j’acquiescerais avec joie. »

Muhammad avait dépassait sa vingtième année et grâce à ces compétences se voyait de plus en plus  confier les marchandises des commerçants qui ne pouvaient pas eux- mêmes effectuer les voyages. C’est ainsi qu’il gagne le surnom d’Al – Amin « le Fiable », «  l’Honnête », « le Digne de confiance », cela grâce aux nombreux témoignages de ceux qu’ils lui avaient confié leurs marchandises en diverses occasions. Il attira l’attention d’un des plus riches négociants de la Mecque une femme Khadîjah fille de Khuwaylid du clan d’Asad qui lui demanda également d’acheminer une partie de ses marchandises en Syrie. Muhammad (paix sur lui) accepta la proposition.

A son retour à la Mecque il se rendit chez Khadîjah. Assise, elle écoutait Muhammad (paix sur lui) faire le compte rendu du voyage et lui décrire les transactions qu’il avait menées. Celles-ci se révélèrent très profitables, puisque Khadîjah put vendre les marchandises nouvellement acquises pour presque le double de leur prix d’achat. La personnalité, le caractère, et la beauté de Muhammad (paix sur lui) plût à Khadîjah qui offrit à ce dernier de l’épouser ce qu’il accepta, Muhammad avait alors vingt-cinq ans et Khadîjah était de quinze ans son aînée. De leur union bénie et heureuse naquit six enfants deux fils et quatre filles leur premier né un garçon nommé Qâsim, meurt avant sa deuxième année ensuite vint une fille Zaynab puis Ruqyyah, Umm Kulthûm et Fâtima, plus tard naquit un autre garçon qu’ils nommèrent Abd Allâh mais il mourut également très jeune.

A l’âge de trente cinq ans Muhammad (paix sur lui) fût désigné pour arbitrer un litige qui opposait différent clan dans la reconstruction de la Ka’bah. Une fois mis au courant du litige, il demanda qu’on lui apporte un manteau. L’ayant étendu par terre, il prit la Pierre noire et la déposa au milieu du vêtement : «  Que chaque clan prenne en main le bord du manteau, dit-il, puis levez-le tous ensemble. » Lorsqu’ils eurent levé le vêtement à la bonne hauteur Muhammad (paix sur lui) se saisit de la pierre et la plaça de ses propres mains dans l’angle mural. Le travail de construction reprit et le mur fût monté et complété au-dessus de la pierre jusqu’à la hauteur voulue.

Ce fut lors d’une de ses habituelles retraite dans une caverne du mont Hirâ que Muhammad âgé de quarante ans alors qu’il se trouvait seul dans la caverne un ange vint à lui sous la forme d’un homme et lui ordonna « Lis ! » ce à quoi Muhammad (paix sur lui) répondit : « Je ne suis pas de ceux qui lisent » sur ceux comme Muhammad l’a rapporté lui-même, « L’ange me saisit et me serra entre ses bras jusqu’à l’extrême limite de ce que je pouvais supporter. Puis il relâcha son étreinte et me dit :

« Lis ! – je ne suis pas de ceux qui lisent », répondis-je à nouveau, et il me reprit dans son étreinte jusqu’à ce que je sois parvenu au bout de ma résistance ; sur quoi il me relâcha et dit une troisième fois : « Lis ! » et je réitérais ma réponse : « Je ne suis pas de ceux qui lisent ! » Cette fois encore, il m’étreignit comme avant, puis me libéra et dit :

« Lis au nom de ton Seigneur qui crée-

Crée l’homme d’un caillot,

Lis et ton Seigneur est des plus généreux,

Qui a enseigné par la plume,

Enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas. ». (Qur’ân Sacré – Sourate 96 Al-‘Alaq : Le Caillot) 

Cet épisode porte aussi le nom de « Nuit du destin » ou il est dit que cette nuit est meilleure que mille mois ou les anges descendent ainsi que l’esprit.

Après une période de silence qui se prolongea à tel point que le Prophète se mit à craindre d’avoir encouru de quelque manière la disgrâce du ciel, le silence fut enfin rompu et le Prophète reçut une nouvelle révélation.

Par la clarté du jour !

Et la nuit quand elle est calme

Ton Seigneur ne t’a pas abandonné, et Il n’est pas mécontent.

Et sûrement la dernière situation est meilleure pour toi que la précédente.

Et bientôt ton Seigneur te donnera de sorte que tu sois satisfait.

Ne t’a-t-Il pas trouvé orphelin et donné un abri ?

Et trouvé allant à l’aveuglette, de sorte qu’Il t’a montré le chemin ?

Et trouvé dans le besoin, de sorte qu’Il t’a enrichi ?

Par conséquent l’orphelin, ne l’opprime pas.

Et celui qui demande, ne le réprimande pas.

Et la faveur de ton Seigneur, proclame-la. (Qur’ân Sacré - Sourate 93 Al-Duhâ : La Clarté du Jour)

« Gabriel prends la forme d’un homme et je comprends ce qu’il dit. »

L’Ange lui enseigna à effectuer les ablutions rituelle pour se purifier avant la prière puis les attitudes et les mouvements de la prière : la station debout, l’inclination, la prosternation et la station assise avec la formule de glorification à répéter c’est-à-dire les mots Allâhu Akbar, (Dieu est le plus Grand) et le salut final : As- Salâmû Alaykum (La paix soit sur vous). Le Prophète (paix sur lui) enseigna ensuite à Khadîjah tout ce qu’il avait appris et ils accomplirent la prière ensemble.

Les conversions à l’Islam suivirent peu à peu les unes après les autres. Quand ils n’en étaient pas empêchés par la présence d’incroyants hostiles, les croyants se saluaient avec les mots que Gabriel avait adressés au Prophète (paix sur lui) et qui sont ceux par lesquels se saluent les gens du Paradis : « La paix soit sur vous ! » - As Salâmû Alaykum – La salutation donnée en retour était : « Et sur vous soit la paix ! » - Walaykûm Salâm.

Muhammad (paix sur lui) rencontra une forte opposition parmi les membres de son clan les Quraysh qui lui proposèrent fortunes, puissance et même la royauté si Muhammad (paix sur lui) acceptait de renoncer à prêcher l’Islam car ses derniers refusaient de renoncer à leurs idoles et craignaient pour leurs positions et influences auprès des autres tribus. Muhammad (paix sur lui) refusa leurs offres. Lorsque son Oncle Abû Tâlib très désemparé mis son neveu au courant de leurs menaces, le Prophète Muhammad (paix sur lui) lui fit cette réponse : « Je le jure par Dieu, quand bien même ils mettraient le soleil dans ma main droite et la lune dans ma gauche pour qu’en retour j’abandonne cette cause, je ne l’abandonnerais pas avant qu’Il l’ait fait triompher ou que je sois mort pour elle ».

C’est ainsi que les persécutions contre les musulmans commencèrent et que certains décidèrent d’émigrer en Abyssinie (Ethiopie). Ils y furent bien reçus et on leur accorda une complète liberté de culte. Des tentatives des membres des clans auxquels appartenaient les émigrants eurent lieu auprès du Négus pour demander à ce dernier de renvoyer les musulmans d’où ils venaient. Ja’Far le porte parole des émigrants récita au Négus des versets de la Sourate Marie, en entendant réciter ces versets, le Négus pleura. « En vérité, dit le Négus, cela vient de la même source que ce qu’a apporté Jésus. » Puis il se tourna vers les deux émissaires des Quraysh et leur dit : « Vous pouvez vous retirer car par Dieu, je ne vous les livrerai pas et ils ne seront pas trahis. » Une autre tentative des émissaires dans le but de discréditer les émigrants aux yeux du Négus échoua à la suite de quoi ce dernier dit en désignant de la main les émissaires des Quraysh : « Qu’on rende à ces hommes leurs cadeaux, car je n’en ai que faire ! ». Sur ce le Négus lui-même attesta qu’il n’ya de Dieu que Dieu que Muhammad (paix sur lui) est son serviteur et son envoyé et que Jésus (paix sur lui) est son serviteur  et son envoyé mais il dût le cacher à son peuple pour éviter les troubles car son peuple croyait que Jésus (paix sur lui) était fils de Dieu.

En l’an 619 de l’ère chrétienne Khadîjah meurt à environ soixante cinq ans. Muhammad (paix sur lui) approchait de sa cinquantième année. Ils avaient vécut ensemble en profonde harmonie durant vingt cinq ans, et elle avait été pour lui non seulement une épouse mais aussi une amie intime, un conseiller plein de sagesse et une mère pour tous les gens de sa maison.

Après la mort de son oncle Abu Talib Muhammad (paix sur lui) perds un protecteur et doit faire face à une grande adversité à la Mecque.

Des membres des tribus Khazrajites et Aws scellent un pacte avec le Prophète (paix sur lui) connu sous le nom de « premier Aqabah », ou ils s’engagèrent à ne rien associer à Dieu à ne pas voler, ne pas commettre la fornication, ne pas tuer la descendance (cet engagement se réfère à la pratique répandue en Arabie parmi les Bédouins qui ensevelissaient à leur naissance les filles indésirables.),ne pas proférer de calomnies et ne pas désobéir à tout ce qui est juste. Ensuite un deuxième pacte fut conclu ou les Khazrajites et les Aws  firent serment d’allégeance au Prophète (paix sur lui) de combattre à ses côtés et de le protéger de leur vie.

Plus tard le Prophète (paix sur lui) échappe à un complot avec un de ses plus fidèle compagnon Abû Bakr dont le Prophète paix sur lui) à dit à son sujet : « Il ne vous surpasse pas parce qu’il jeûne et qu’il prie beaucoup, mais il vous surpasse par quelque chose qui est fixé dans son cœur. » Ils trouvèrent refuge dans une caverne aux alentour de la Mecque, leur poursuivant réussirent presque à les trouver et passèrent tout prés de l’entrée de la caverne mais une araignée avait tissé sa toile à l’entrée et non loin une colombe avait fait son nid et s’y tenait blottie les poursuivant décidèrent qu’il n’était pas nécessaire d’entrer dans la caverne car personne ne pouvait se trouver à l’intérieur.

C’est à ce moment que commence la Hijrah – l’Hégire du Prophète (paix sur lui) montant sa chamelle favorite Qaswâ le Prophète (paix sur lui) prit la direction de al- Madîna – Médine connue à travers toute l’Arabie comme « la Cité » par exellence. Le Prophète (paix sur lui) fit une première halte à Qubâ une oasis le lundi 27 septembre 622 de l’ère chrétienne où il ne resta que trois jours pendant lesquels il posa les fondations d’une mosquée qui allait être la première de l’Islam. Le vendredi matin il quitta Qubâ et fit son entrée dans Médine ou il reçu un accueil triomphale. Les musulmans de Médine reçurent le titre de Ansâr, ce qui signifie les Auxiliaires, tandis que les musulmans appartenant aux Quraysh et à d’autres tribus qui avaient quitté leur foyers pour émigrer vers l’oasis étaient appelés Muhâjirah c’est-à-dire les Emigrants.

Le Prophète (paix sur lui) conclu un pacte d’assistance mutuelle entre ses disciples et les juifs qui habitaient l’oasis, les réunissant en une seule communauté de croyants dans laquelle étaient respectées les différences entre les deux religions. Musulmans et juifs devaient avoir un statut identique. S’il était fait tort à un juif, musulmans et juifs devaient œuvrer à faire respecter ses droits, et de même s’il était fait tort à un musulman. Suite à un songe d’ Abd Allâh ibn Zayd,  Bilâl doué d’une très belle voix est désigné par le Prophète (paix sur lui) pour lancer l’appel à la prière.

Le vendredi 17 mars 623 de l’ère chrétienne, correspondant au 17 Ramadân de la deuxième année de l’Hégire eut lieu à Badr la première bataille et victoire des musulmans sur les incroyants dirigeaient par les Quraysh hostile au Prophète (paix sur lui). Les Bani Qaynuqâ tribu juive rompent le pacte d’alliance par trahison conclu avec le Prophète (paix sur lui) et les musulmans et son expulsé de Médine. Plus tard les Bani Nadîr et les Bani Qurayzah d’autres tribus juives trahirent également leur pacte d’alliance avec le Prophète (paix sur lui) en complotant avec ses ennemis. Défaite des musulmans à la bataille d’Uhud. A la Mecque les juifs et les Quraysh décident de s’allier pour combattre les musulmans et attaquer Médine, les musulmans décidèrent de creuser une tranchée  cette bataille fut connu comme celle de « la tranchée » il n’y eut lors de cette bataille ni vainqueur ni vaincu.

Rupture de la trêve conclu avec les Mecquois après que ces derniers se soient attaqué à des tribus alliées des musulmans. Le Prophète (paix sur lui) décide alors de les combattre.

A la tête d’une puissante armée le Prophète (paix sur lui) conquis la Mecque, à part une légère opposition la prise de la Mecque se fit sans violence. Le Prophète (paix sur lui) fit détruire les 360 idoles qui se trouvaient dans la Ka’bah et ordonna à tous ceux qui avaient des idoles chez eux de les détruire.

C’est pendant la même période, au commencement du mois de Rajab, que le Prophète (paix sur lui) reçut la nouvelle de la mort du négus. Après la prière rituelle dans la mosquée, il se tourna vers l’assemblée des fidèles et déclara : « Ce jour un homme de bien est mort. Levez-vous donc et priez pour votre frère Ashamah. » 

L’AVENIR

Abou Dharr (que Dieu l'agrée) dit : Le Prophète Muhammad (paix sur lui) a affirmé :« si vous saviez ce que je sais, vous ririez peu et pleureriez beaucoup. » Et il avertit les siens que son peuple suivrait sûrement les juifs et les chrétiens sur la voie de la dégénérescence, Abû Sa`îd Al-Khudrî (que Dieu l'agrée) dit : Le Prophète Muhammad (paix sur lui) a affirmé : « Vous suivrez ceux qui étaient là avant vous, empan par empan et coudée par coudée au point que s’il leur prenait de descendre dans l’antre d’un reptile venimeux vous le suivriez. » Et encore : Abou Hurayra (que Dieu l'agrée) dit : Le Prophète Muhammad (paix sur lui) a affirmé : « L’Islam a commencé étranger et redeviendra étranger. »  Il dit également : « Dieu enverra à cette communauté, au début de chaque siècle quelqu’un qui renouvellera pour elle sa religion. »

A une autre occasion, les compagnons qui étaient présent l’entendirent s’exclamer à plusieurs reprises : « Ô mes frères ! » Ils lui dirent : « Ô Envoyé de Dieu, ne sommes-nous pas tes frères ? »  A quoi il répondit : « Vous êtes mes Compagnons. Mais mes frères sont parmi ceux qui restent à venir » ou, selon d’autres versions, « qui viendront dans les derniers jours ». Hadith rapporté par Abou Hurayra (que Dieu l'agrée).

Le Prophète (paix sur lui) annonça aussi qu’en dépit des maux qui séviraient dans les derniers temps un calife viendrait qui serait dénommé le Mahdî, c’est-à-dire le Bien-Guidé : Abu Sa'id Khudri rad (que Dieu l'agrée) dit : Le Prophète Muhammad (paix sur lui) a affirmé : « Le Mahdî sera de ma race et aura le front large et un nez aquilin. Il remplira la terre de droit et de justice là ou ne régnaient auparavant qu’iniquité et oppression. Son règne durera sept ans. » Un jour après la victoire de la Mecque le Prophète déclara à quelques-uns de ses Compagnons : « Nous sommes revenus de la petite Guerre sainte vers la grande Guerre sainte. » L’un d’entre eux lui ayant demandé : « Qu’est-ce que la grande Guerre sainte, Ô Envoyé de Dieu ? » Il répondit : « C’est la guerre contre l’âme ».

L’âme de l’homme déchu est divisée contre elle-même. De son aspect le plus bas, le Qur’an dit : En vérité, l’âme commande le mal. Quand à la meilleure partie de l’âme, c’est-à-dire la conscience, le Qur’an la nomme l’âme qui censure constamment, et c’est elle qui mène la grande Guerre sainte, avec l’aide de l’Esprit, contre l’âme inférieure. Enfin le degré le plus élevé est celui de l’âme apaisée lorsque l’âme n’est plus divisée contre elle-même, lorsqu’elle a gagné la grande bataille, c’est le degré le plus élevé, celui des esclaves de Dieu, les proches. Ce qui correspond au paradis de Dieu, qui n’est autre que le Ridwân. Le Prophète (paix sur lui) a aussi parlé du degré suprême dans la mesure ou il peut être atteint pendant la vie terrestre, et cette parole fait partie de celles qu’on nomme les « traditions sacrées » (hadîth Qudsî) parce que c’est Dieu qui parle alors directement par la bouche du Prophète : « Mon esclave ne cesse de s’approcher de Moi par des dévotions librement décidées jusqu’à ce que Je l’aime ; et lorsque Je l’aime, Je suis l’ouïe par laquelle il entend, et la vue par laquelle il voit, et la main par laquelle il saisit, et le pied sur lequel il marche. » Hadith rapporté par Abou Hurayra (que Dieu l'agrée). Il existe également une différence de degrés au sujet du cœur. Parlant de la majorité des hommes, il est dit : Ce ne sont pas les yeux qui sont aveugles, mais aveugles sont les cœurs à l’intérieur des poitrines, (Sourate XXII Verset 46).

 Le 12 Rabî 1 de la onzième année de l’Hégire correspondant au 8 juin de l’an 632 AD, le Prophète (paix sur lui) ressentit de violent maux de tête comme il n’en avait jamais éprouvé auparavant. Il se rendit chez ‘A’ishah après que ses compagnes toutes ensemble vinrent lui dirent : « Ô Envoyé de Dieu, nous avons donné à notre sœur ‘A’ishah les jours que nous devions passer avec toi. ». Après avoir assisté une dernière foi à la prière au côté d’Abu Bakr son fidèle compagnon il se rendit chez ‘A’ishah ou il rendit l’âme la tête allongé contre sa poitrine.