Au nom d’Allah le miséricordieux, le Très Miséricordieux  

De l’instinct communautaire vers une communauté de biens

 

« Le classicisme fait chuter l’Amérique

Le racisme fait chuter l’Amérique

La suprématie blanche et le complexe d’infériorité des noirs font chuter l’Amérique » (Louis Farrakhan)

 

Les médias français ne cessent depuis un certain temps, avec un ressassement  rébarbatif  de construire des émissions thématiques autour du communautarisme. Nous avons le privilège de voir défilé  un nombre croissant d’invités, trié sur le volet, nous scandé leur phobie du communautarisme ou de la montée du communautarisme. Bizarrement les zones et territoire pris en  guise d’exemples ne sont pas les centres villes ou les périphéries de haut standing  mais principalement les quartiers, cités où vivent  des populations constituées de français dit d’origine.  

Les médias français sont les vecteurs de la politique gouvernementale, Le gouvernement français cherche a divisé la communauté noire par diverses stratégies, la première est celle qui consiste à créée des clivages entre noirs africain et antillais, la deuxième stratégie est la volonté de désunir les noirs en les opposant (syndrome willie Lynch). Pour comprendre le débat qui tourne autour du fait communautaire, il est primordial d’analyser concrètement son origine.  

Après la seconde guerre mondiale, la reconstruction de la France s’est faîte grâce à l’apport de plusieurs vagues d’immigration, une immigration choisi au départ  sur des critères spécifiques dont la couleur de peau était importante, celle qui convenait au gouvernement Français étant la maghrébine et aussi ceux des pays du sud de l’Europe.  

les populations magrébines ont été choisi, non pas  qu’elle  paraissait plus vaillante mais par la particularité de leur caractéristique facial et dermique, certains député de l’assemblée nationale française ayant validé le projet de cette immigration choisi n’ont pas caché leur volonté d’assimiler les africains du nord en extirpant par un processus d’aliénation leur propre identité, il fallait les diluer dans la masse blanche et  française, et ainsi éviter des problèmes inhérent a la société américaine, que sont la ghettoïsation de la minorité noire et son cortège de problèmes (révolte des ghetto, racisme).  

Les années 6O ont été le théâtre de  la décolonisation des pays de L’Afrique Subsaharienne, c’est ce qui  va généré une émigration conséquente de noirs vers la France, appelé pour combler le manque de main d’œuvre dans le secteur industriel, aussi la volonté du grand patronat  était d’atténuer  le poids de certains syndicats en remplaçant les ouvriers français par une race d’ouvrier prompt aux ordres, docile et béni oui oui. Le libéralisme a outrance a imposé  aux entreprises  des rendements impossibles créant des contestations virulentes au sein de la masse ouvrière française et blanche.   

Cette main d’œuvre utile issue du Lumpen -prolétariat a contribué à l’édification de ce pays, payant  le prix du détachement territorial a l’accès dans un cadre de vie insalubre, inconfortable. Beaucoup d’arabe africain, de noirs africains et antillais peuvent  s’auto-congratuler d’avoir contribué à l’édification de La France au même titre que les autres sauf  qu‘à l‘instar des autres leur humanité s’est toujours prêté au doute.    

A l’avènement de l’ère industriel, l’ordre social français fonctionnait dans un rapport de dominant a dominé, le servage entretenait cette relation entre le seigneur et le paysan, entre le bourgeois et l’ouvrier. Le seigneur habitait dans un château et le paysan dans une ferme, le bourgeois habitait une jolie résidence dans le bourg tandis que l’ouvrier habitait une maisonnette située dans un faubourg, un lieu jouxtant à l’entrée de la ville.  

Maintenant, nos politiques incriminent les noirs et les arabes par des discours larmoyant teintés de crainte et d’un zest de condescendance d’être communautariste.  

N’est-ce pas l’ordre social Français qui a parqué les noirs et les arabes? par quantité suffisante dans des zones géographiques ciblés, des zones démunis d’espaces verts, des zones où  l’enseignement délivré par le système éducatif feint de susciter la réussite aux jeunes frères et soeurs. Le système éducatif français veut que l’avenir nos enfants perdure dans une relation de maître à esclave, l’éducation nationale nous place dans les banlieues des professeurs blancs et originaire pour la plupart de zones résidentiel non sensible, qui ne connaissent rien ou ne veulent pas connaître l’histoire de notre peuple, En conclusion, ils sont le relais du système, de cet ordre qui se nomme la suprématie blanche.   

Pour eux, on accède aux hautes études  seulement par des actes méritoires, la méritocratie, une néologie mensongère et raciste, créée de circonstance pour maquiller la réalité.  

Le communautarisme a ses avantages, quand il s’agit au maire de Neuilly sur seine de se faire réélire, aussi  aux habitants du  8ème et 16ème arrondissement de Paris d’avoir leur rues et grandes artères de propre 24 heures sur 24.  

Et puis, le communautarisme entre européen blancs et chrétien n’est pas critiquable, il ne se gène pas à retarder l’entrée de la Turquie  dans le giron de la communauté européenne sous prétexte qu’elle est musulmane donc dépourvu des Droit de l’homme. Peut être que la notion de communauté ne fait  pas partie de l’apanage des  musulmans turc.  

Rétrospectivement, ce qui caractérise une société c’est sa  capacité a  ajouté par addition un clan ou une ethnie pour former un tout, ce tout est  le peuple.  

L’éminent chercheur Cheick Anta Diop expliquait dans une analyse relative a la création d’une ville et la formation d’un espace urbain par la convergence des groupes humains autour d’un intérêt commun et vital qu’est l’eau, dans un sens nous sommes fait pour vivre en communauté, seulement si notre signification du vivre ensemble est symbolisé par un même instinct vital. Cet instinct  est l’instinct communautaire. L’instinct communautaire est différent, selon les familles humaines. Pour exemple, l’instinct communautaire de la dernière famille humaine est la suprématie blanche. L’instinct communautaire mal inspiré peut entraîner le désordre, comme ce que l’homme blanc a répandu sur notre planète (racisme, mauvaise gestion des ressources, maladies ethniques, etc.…). Les ressortissants blancs et Français  qui vivent  entre eux en vase clos d’Afrique, Guadeloupe jusqu’à la Martinique ne reçoivent aucune incrimination du faite de n’être spécifiquement entre personne de même couleur, de plus ils accaparent le pouvoir politique et influent sur le devenir de la majorité. Ils agissent par un instinct communautaire négatif.  

Le peuple noir agit par un instinct communautaire positif lié a sa nature originel, qui le distingue, sur son volontarisme, quand il s’agit d’aider une personne affamé à le convier à un repas ou à se montrer solidaire quand un noir est victime d’un lynchage médiatique (affaire Dieudonné).

L’homme noir ou la femme noire acculés de difficultés diverses ne tardent pas à chercher soutien au sein de sa communauté.  

L’humain portera plus de sensibilité vers une personne semblable à son identité, un juif reste  le plus affecté quand on lui évoque ou montre les images à la télévision  des camps de concentration nazi.  

Un arabe reste le plus affecté, quand il allume sa télévision et voit un enfant palestinien se faire assassiner, le noir est la somme de toutes ses souffrances, il connaît, il a connu  la déportation, la traite négrière, le racisme, la discrimination sociale, le déni d’être ce qu’il est, et la brutalité policière d’un pouvoir blanc et raciste.  

Et puis, ils y’a ceux qui ont le droit d’être communautariste sans se voir taxer de l’être, chut !!! Vous savez de qui je parle  

Force est de constaté, dès que des individus noires ou arabes s’associent dans une démarche économique, intellectuelles et autres, les médias brandissent des cartons jaunes de mises en garde d’une prétendu montée du communautarisme. Pourquoi ? Ils (les médias) ne s’insurgent pas contre le communautarisme des élites ou le communautarisme des patrons du CAC 40.  

Voyons, la définition du mot communauté, tel que le dictionnaire le décrit.  

« Communauté qualifie ce qui est commun à plusieurs personnes, et le groupe constitué par ce lien. Le mot vient du latin communitas où il signifie déjà : communauté, relation, sociabilité. »

Les médias revêtent ce mot noble en un mot confus et dangereux insidieusement, les médias nous inoculent des vocables, des néologies, afin de nous assujettir en nous transformant en automate.  

La communauté noire, mère de l’humanité, doit se redresser et se souder face à ces ennemis qui souhaiteraient la voir désunis. Ne cherchons pas à nous réfugier derrière la bannière du  soi disant  métissage pour se rendre neutre de tout débat. L’ennemi joue et manipule notre psychique, en fomentant des stratégies diverses, celui de nous affaiblir par  nos caractéristiques et sensibilités.  

Quand notre identité est africaine, nous nous automutilons dans une rhétorique frontalière, plébiscitant notre singularité au détriment d’une conception politique transfrontalière qu’est le Panafricanisme. Quand notre identité est antillaise nous nous  targuons de cette identité prétendu  multiple, alors qu’elle est composé de déchirement, de viol physique et cérébrale opérés par le syndrome Willie Lynch, mais nous oublions que dans l’addition de cette identité, le substrat noir  d’origine africaine et indienne est supérieur en terme quantitatif a plus de 90 pour cent, nonobstant aussi notre particularité caribéenne , qui au sein d’un bassin géographique est entouré d’ îles sœurs, le colonisateur blanc Français, nous insuffle psychologiquement que nous sommes les meilleurs de tous les noirs et de tous caribéens, en définitif, nous n’avons pas besoin de connaître nos voisins.  

Frères et Sœurs, nous sommes tous un, nous appartenons a la même racine, celle de l’homme noir originel et père de l’humanité.  

Surtout, arrêtons de nous envoyer en pleine figure la cause de notre manque de solidarité en prétextant que nos religions sont différentes. Jésus  a été envoyé vers la maison D’Israël, aujourd’hui beaucoup de chrétiens sont de nationalités et de teintes différentes ce qui les rallies n’est plus la maison d’Israël mais le message communautaire de Jésus (la paix et la bénédiction d’AllAH soit sur lui) dont la vocation première amène vers l’universel. Ce saint prophète a pris conscience de l’importance à unifier les enfants d‘Israël  pour les déliés du joug de l’oppresseur Romain.  

Le prophète Muhammad (la paix et la bénédiction d’Allah soit sur lui) à œuvré à l’instauration d’un nouvel ordre mondial spirituel, en débutant par un travail de longue haleine sur sa tribu et son peuple, et pourtant la plus importante communauté musulmane au  monde se trouve en Indonésie.  

 Regardons autour de nous, les denrées alimentaires que nous achetons proviennent de magasin qui n’appartient aucunement aux noirs, aussi ce que nous chérissons le plus, les cosmétiques. Il est indéniable, la plupart des commerces vendant nos cosmétiques ne nous appartiennent pas.

L’avenir nous offre que des interrogations, nos enfants sont désinformés de leurs cultures et identités. Le système éducatif  leur apprend inconsciemment  a exalté la suprématie blanche et l’eurocratie, de plus, leur accession a un monde du travail souhaité est incertain.  

 Ce qu’il  nous faut, c’est de trouver une solution afin de pallier à notre désunion, la solution est la conservation notre instinct communautaire, et de  nous orientés  vers la communauté de biens. Une communauté pour que  se confonde nos différences et sensibilités autour d’un intérêt commun qu’est l’unité, sans se soucier de l’appartenance religieuse d’un tel, d’une telle ou de la position social de l’autre. La survie de la communauté noire et son accession à un avenir désiré dépendra de notre unité politique, et économique.  

Le seul voie profitable pour que nous ayons à ne plus subir de frustration, de propos indécent, et cela  qu’elle que soit le pourcentage du substrat noir qui coule dans nos veines est l’orientation, l’inclinaison de tout notre être vers un destin commun. Une communauté œuvrant sans esprit partisan, de culte de la personne, de sexisme, de racisme. La communauté noire doit relever se défi, cette communauté soudé prêtera allégeance sur des principes de paix et d’égalité, contractant comme dans un mariage au régime matrimonial de la communauté de biens, ses réussites, ses objectifs, ses peines, ses doléances. Cette union nous permettra de dominer notre destin, de gérer notre avenir comme bon nous semble, de participé au concert des décideurs, et d’imposer notre vision du monde face a un pouvoir blanc vicieux et hypocrite.  

Qu’Allah nous oriente vers les chemins de la libération mentale et nous sauve en fortifiant nos cœurs, en l‘alimentant par l‘amour, le respect de nos femmes, mères de l‘humanité.