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MALCOLM X, 28 ANS APRES 4ème partie Par l’Honorable Ministre Louis Farrakhan
Malcolm a apprit qu’Elijah Muhammad avait des épouses. Il a su au moins un an avant son départ de la Nation. Ça a blessé Malcolm, pas le fait qu’il y avait des épouses, mais c’était plus profond que cela. L’hostilité, la jalousie, des graines semées à l’intérieur de la Nation ont amené Malcolm à penser que l’Honorable Elijah Muhammad était lui-même jaloux de lui. Malcolm faisait de grandes choses, mais il y avait aucun article le concernant dans le journal « Muhammad Speaks ». Cela l’a blessé. Pouvez-vous comprendre lorsque des gens luttent durement pour une cause, mais ils semblent être ensuite méprisés par les propres personnes pour lesquelles ils luttent, leurs cœurs commencent alors à changer ? Il a toujours cru que l’Honorable Elijah Muhammad était au-delà de cela. Mais lorsque Kennedy a été assassiné, il a fait cette déclaration « It was the case of the chickens coming home to roost » (ce sont les poulaillers qui rentrent au perchoir), l’Honorable Elijah Muhammad a averti Malcolm et tous ces Ministres : « ne dîtes rien concernant la mort du président ». Malcolm s’est exprimé à New York City, je pense que c’était le 5 ou 7 décembre 1963, et un homme du New York Times est venu à l’entrée, mais il a été mis dehors. Quand Malcolm a découvert que Mr Handler du New York Times tentait d’entrer, il a dit à Yusuf Shar de le ramener. Cet homme s’est assis dans l’audience. Malcolm a obéit à son enseignant et a pu faire tout le discours. Mais au moment d’une question lâchée, il a dit « I’m never sad when chickens come home to roost, I’m happy when chickens come home to roost” (« je ne suis jamais triste lorsque les poulaillers rentrent au perchoir, je suis heureux quand les poulaillers rentrent au perchoir »). Et le lendemain, le New York Times et les infos ont dit que Malcolm se moquait du président. Elijah Muhammad, un sage enseignant, a fait taire Malcolm. Il a dit « Malcolm s’exprimait de lui-même, et je l’ai fait taire pendant 90 jours ». Quiconque d’entre vous qui connaît l’organisation, peu importe qu’elle soit grande, il doit avoir de la discipline dans toute organisation pour que celle-ci soit effective. Et plus elle est grande, plus elle doit être disciplinée, parce que si vous commencez à vous égarer et qu’il n’y a rien pour vous ramener dans les rangs, alors d’ici peu quelqu’un se mettra à tout gâcher. Donc Malcolm devait être discipliné, pas seulement pour lui enseigner une leçon, mais aussi pour sauver sa vie, pour le garder à l’écart du public, car les gens étaient furieux du fait que Malcolm ait dit une telle chose sur la mort d’un homme aussi charismatique et aussi aimé que John Fitzgerald Kennedy. Mais ce fut à ce moment là que Malcolm a été réduit au silence. J’étais le frère qui a été envoyé à New York pour faire un discours le dimanche suivant à la place de Malcolm. Et après mon discours, Malcolm est venu à la Mosquée, il m’a conduit jusqu’à chez lui où nous avons dîné. Betty Shabazz a préparé le dîner. Malcolm et moi étions assis dans la salle à manger, et durant le dîner, il me parla de la vie domestique d’Elijah Muhammad, et après qu’il m’ait dit qu’Elijah Muhammad a engendré ces enfants, il m’a demandé « que penses-tu de cela ? ». J’ai dit « frère, je pense qu’il n’y a pas d’autre Dieu qu’Allah et que Muhammad est Son Messager ». Malcolm m’a emmené à l’aéroport, et voici les mots qu’il m’a dit : « frère Louis, je souhaiterais que tu ne dises à personne ce que je t’ai raconté aujourd’hui ». J’ai dit « je ne vais le dire à personne excepté le Messager ». Malcolm m’a enseigné le respect envers le Messager, et quand il a dévié du Messager, bien que je l’aimais beaucoup, je ne pouvais pas marcher avec lui, parce que cet homme est notre père à tous. Je voyais Malcolm comme mon frère, mon ami, mon professeur, mais ne nous retournons pas contre notre père. Le matin suivant, je suis de retour à Boston, Malcolm m’appelle à 5 heures du matin, au moment de la prière, et il a dit « frère, je souhaiterais que tu m’accordes du temps pour que je puisse écrire une lettre au Messager afin d’expliquer ce que je t’ai dit ». J’ai dit « frère, ça va me prendre du temps pour qu’on puisse se rencontrer, alors si tu peux lui écrire et expliquer par toi-même, fais ainsi. Mais je ne veux être impliqué dans aucune dispute entre deux personnes puissantes ». Il a dit « frère, il n’y a qu’un seul homme puissant, et c’est l’Honorable Elijah Muhammad », j’ai dit « je suis conscient de cela ». Ma femme dormait, elle ne savait pas ce qui se passait. Je ne pouvais pas dormir parce que j’étais troublé. Tu es entrain de me dire que la fontaine de ma vertu a fait des enfants avec certaines des sœurs. J’étais bouleversé. Je me suis levé, je me suis assis et j’ai ouvert mon Coran au chapitre 33, et j’ai commencé à lire. Ça parlait des femmes de Muhammad et de la façon dont les missionnaires ont appelé Muhammad un homme luxurieux. Ils ont commencé à le calomnier parce qu’il avait des épouses. J’ai rappelé Malcolm immédiatement, et je lui ai dit « Malcolm, j’ai trouvé quelque chose, je dois te le montrer ». Il a dit « bien, viens ». A cette époque, vous pouviez aller de Boston à New York pour 14 dollars à bord de l’aéroplane. J’ai dépensé les 28 dollars qui me restaient, j’ai pris l’avion et je suis parti voir Malcolm. Malcolm est venu avec cette même Oldsmobile bleue qui se trouve au Malcolm X College et nous sommes partis faire un tour. Je lui ai dit ce que j’ai trouvé dans le Coran, et sa réponse était « je le savais déjà frère, mais ne dis rien à ce sujet, tu ne peux pas franchement t’occuper de cela. Laisse-moi m’en occuper ». J’ai dit « Oui, monsieur ». Lorsque Malcolm m’a dit qu’il savait cela du Coran, il savait alors comment défendre la position de son enseignant. Mais quand les 90 jours étaient finis, l’enseignant l’a expulsé parce qu’il allait raconter à des Ministres la vie domestique du Messager, c’est à ce moment là que le Messager l’a expulsé. La colère a fait son apparition dès ce moment. Si vous observiez Malcolm, il est furieux envers cet homme (l’honorable Elijah Muhammad). Maintenant, observez Malcolm, essayez de vous mettre dans ses chaussures une minute. Quand le film est sorti, une semaine après CBS a montré quelque chose sur le réel Malcolm, le vrai Malcolm. Combien d’entre vous l’ont vu ? Vous avez vu Malcolm X avec Mike Wallace racontant à celui-ci la vie privée de son enseignant. Si Malcolm aimait son enseignant et aimait le peuple Noir, il savait que vous n’alliez pas comprendre. Jésus a dit « il y a beaucoup de choses que je dois vous dire, mais vous ne pouvez pas les supporter maintenant ». Si vous n’avez pas une fondation pour une certaine connaissance, si cette connaissance vient à vous, ça peut détruire votre foi. Malcolm était maintenant furieux, et quand il est allé à l’émission de Cupceneti, de Gerry Williams à Boston, vous avez vu Mike Wallace parler de la vie privée d’Elijah Muhammad. Chaque Musulman qui aimait Elijah Muhammad a commencé à haïr Malcolm. Vous savez pourquoi ? Parce que cet homme (l’Honorable Elijah Muhammad) est la fontaine de notre vie. Si vous attaquez cet homme en public pour détruire votre habilité de raisonner avec la connaissance que Dieu lui a donné pour notre salut et la mienne, alors nous sentions qu’il était devenu un traitre, il n’y a pas un Musulman qui aimait Elijah Muhammad et qui ne voulait pas tuer Malcolm. Ce que faisait Malcolm rendait chacun d’entre nous un tueur potentiel. Je vous le dis aujourd’hui, saviez vous qu’il y a beaucoup de gens qui aiment Farrakhan, et il y en a beaucoup qui me détestent. Mais quelques personnes idiotes essayent de me faire du mal, alors qu’ils voient le bien que je fais en transformant, en réformant et en inspirant le peuple Noir pour les emmener vers d’autres niveaux de conscience, mais vous me haïssez parce que je crois que Dieu est venu en la personne d’un homme. Comme certains de mes frères Musulmans, je suis allé à l’ambassade Saoudite, en présence de mon fils et de mon gendre, je leur ai dit « Dieu m’a révélé que vous voulez me faire du mal », et j’ai dit « me tueriez-vous parce que mon interprétation du Coran et de l’Islam est différente du vôtre ? Est-ce que vous priverez mon peuple de la dernière voix qu’ils ont et qui ne peut pas être achetée ? Est-ce que vous me tueriez et priverez mon peuple d’une voix ?, je veux que vous sachiez que les mêmes gangs qui ont des armes, beaucoup d’entre eux aiment Farrakhan, j’ai une armée que vous voyez et une plus grande armée dont vous ne connaissez rien ». Je suis entrain de vous raconter ce que j’ai dit à l’ambassade Saoudite. Une chose que j’ai apprise d’Elijah Muhammad : vous ne devez pas être un peureux face à qui que ce soit, vous vous tenez comme un homme et vous dîtes la vérité. Ne vous inclinez devant rien et devant personne d’autre que Dieu. Je leur ai dit si quoi que ce soit m’arrive et que vous en êtes concernés, notre peuple se lèvera et tuera les Musulmans dans tout le pays. Avez-vous Entendu ce que j’ai dit ? L’esprit que nous avions il y a 30 ans est le même multiplié par deux chez le peuple aujourd’hui. Chaque prophète avait une communauté de zélotes. Allez lire l’histoire frères. Chaque prophète avait une communauté de zélotes, et si vous vous en preniez au prophète, le peuple se lève et vous tue. Qu’ils soient pauvres, balayeurs, aveugles, cela ne fait aucune différence. Quand vous blessez le prophète, le peuple dit que vous devez mourir. Le Messager n’avait pas à donner un quelconque ordre pour tuer, nous avions quelque part déjà reçu l’ordre de tuer du fait de l’amour que nous avions pour l’homme qui nous a donné la vie. Je ne suis pas un tueur, mais vous vous en prenez à cet homme (l’honorable Elijah Muhammad), alors je le deviens, parce qu’il m’a donné la vie. Il m’a enseigné ce que je sais, il m’a enseigné comment manger pour vivre, ainsi je peux faire les enfants qu’il convient. Si vous voulez vivre, laissez cet homme tranquille. Quand Malcolm a dépassé la limite, la mort était inévitable. Maintenant, pourquoi ai-je dit tout cela aujourd’hui ? Betty shabazz a dit que nous avons tué Malcolm. J’ai dit Non Betty, c’était la colère de votre mari envers son enseignant qui l’a poussé à combattre une institution.
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